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BURKINAFASO (1) - DE OUAGA A SABOU - JANVIER 2014

Publié le par JHLBORDO

Difficile de retourner au MALI pour le moment mais nous avons le virus de l'Afrique et puisque notre ville béarnaise est jumelée avec le village de SABOU au BURKINA FASO, nous décidons de découvrir ce pays frontalier du MALI par l'ouest - notre ami malien viendra nous rejoindre dans le sud ouest du BURKINA.

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BURKINA (Pays des Hommes Intègres) -16 millions d'habitants en 2011 -, l'un des pays enclavés les plus petits du continent - la moitié de la FRANCE (le MALI plus de 2 fois la FRANCE) -  625km du nord au sud et 850km d'est en ouest - seulement 30 % du pays est cultivable. Un plat pays : 90 % du territoire est le grand plateau central mossi 250 à 300m d'altitude. L'ouest du pays est la région la plus élevée jusqu'à 747m d'altitude. Le climat est tropical de type soudanien : au nord sahélien jusqu'à OUAGADOUGOU, au centre soudano-sahélien (pluie autour de 1000mm et températures entre 12°C en janvier et 40°C en avril), et au sud-ouest : climat soudanien. Saison sèche et fraîche de mi-octobre à fin février (20 à 30°C) et saison chaude de mars à juin (souvent 40°C), avril étant le plus torride et la saison des pluies ou hivernage de juin à septembre (pluies avec de violents orages). Des modifications sont perfectibles par une augmentation des températures et une réduction dans le temps de la saison des pluies.

Ses frontières avec le Mali, Côte d'Ivoire, Niger, Bénin, Togo et le Ghana permettent des échanges avec ces différents pays.

Le drapeau

L’emblème du Burkina Faso est un drapeau bicolore (rouge et vert),

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divisé en deux bandes horizontales de dimensions égales.  Au milieu se trouve une étoile à cinq branches jaune. Le rouge représente la couleur de la révolution socialiste et le vert la richesse agricole du Burkina Faso. La couleur jaune de l'étoile représente la lumière qui guide la révolution. Le vert, le rouge et le jaune sont aussi les couleurs panafricaines.

 

Notre voyage est solidaire à la fois "responsable" et "équitable", mais plus directement associé à des projets de solidarité. Le SMIC est à 35.000 FCFA (soit 53 €) - c'est peu. Notre but principal est d'arriver au village de SABOU, à 85km sud de la capitale où se trouve l'association locale WEND KUNI aidée par l'association béarnaise "LES AMIS DE SABOU" de Salies de Béarn qui finance avec les dons et quelques subventions différents projets de développement : un campement touristique, une production de spiruline, école et parrainage des enfants, dispensaire, maternité, etc...

Nous sommes 5 amis (les mêmes qui sont allés au MALI) et transportons donc des vêtements pour tous, fournitures scolaires, semences et 12 costumes de mécaniciens car 4 gaillards béarnais ont fait la route en moto en novembre 2012 et ont laissé leurs motos au garage du village. On en parle plus tard....

Nous voilà donc partis le 8 janvier 2014 : deux amies de Montpellier et nous trois d'Aquitaine. Notre vol est sur la RAM avec escale à CASABLANCA (où nous nous retrouvons) et NIAMEY pour le carburant. Atterrissage dans la capitale OUAGADOUGOU vers minuit. Nous passons la sécurité assez rapidement. Un taxi envoyé par notre hôtel nous attend mais devons en prendre un 2ème à cause des bagages (20 € tarif de nuit). Arrivée 15mn plus tard car l'aéroport est en ville, au   ZEM BATIK HOTEL


OUAGA---JANVIER-2014--3-.jpg OUAGA - JANVIER 2014 (66)

 

Nous prenons nos clefs et buvons une bouteille d'eau (lafi) dans le jardin pour fêter notre "bonne arrivée" puis couchage à 2 h 30 du matin.

 

Le jeudi 9, notre premier jour commence par la découverte de la ville - nous allons d'abord à la gare routière de la Cie TSR acheter nos billets d'autocar pour SABOU - marche à pied assez longue dans la circulation intense des vélos, motos, voitures.....(billet à 3 €/pers).

Nous prenons un taxi à 5 (pas facile mais on y arrivera assez souvent) pour rejoindre le C.NAA - CENTRE NATIONAL D'ART ET D'ARTISANAT = ce centre accueille des artisans qui travaillent sur place et permet d'y découvrir les techniques utilisées pour la création de batik, peintures, sculptures sur bois, bronzes, vannerie, bogolans, bijoux, cuir, etc...

OUAGADOUGOU est la capitale de l'artisanat africain car grâce à sa considérable diversité ethnique, le BURKINA crée un artisanat varié et de grande qualité réputé bien au-delà de ses frontières et a donc un Salon international de l'artisanat (SIAO) qui rassemble des milliers d'artisans du monde tous les 2 ans.                   

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OUAGA---JANVIER-2014--27-.jpgNous les regardons travailler et discutons puis achetons 2 peintures. Presque tous ont mené des stages en FRANCE à plusieurs reprises dont certains tout près de MONTPELLIER. Peu de touristes au centre d'artisanat - on apprendra plus tard que la fuite des touristes depuis les évènements du Mali se fait durement sentir au BURKINA depuis mars 2012 mais avec une légère reprise depuis janvier 2014.

Il commence à faire très chaud et nous les quittons à 14 h pour aller déjeuner au JARDIN DE L'AMITIE qui est tout près sur le rond-point des Nations-Unies. Ce restaurant est installé dans un grand jardin et représente typiquement le maquis amélioré. Nous sommes bien installés et mangeons notre premier poulet bicyclette et un poisson Capitaine + allocos + haricots verts arrosé d'eau minérale, coca-cola et café (8 €/pers). Après un petit repos nous partons à pied vers la Cathédrale toute en briques, dans laquelle nous rentrons. Conçue par Monseigneur Thévenoud en 1926, la première pierre fut posée en 1934. Messes à 5 h 45 tous les matins en mooré (langue du peuple Mossi du plateau central du pays) ... les samedis à 18h et dimanches à 9 h et 18h. Près du coeur se trouve encore la crèche de NOEL...

 

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OUAGA - JANVIER 2014 (46)

Personne dans la cathédrale alors nous prenons la liberté de rentrer dans le coeur sans nous en rendre compte pour regarder une étrange statue et voilà qu'un homme surgit, de nulle part et hurle que nous n'avons pas le droit d'êre là !!! et de sortir. Ce que finalement nous faisons puisque nous avions terminé notre visite. C'était un peu surprenant mais la Cathédrale est bien surveillée - nous sommes pourtant de toute évidence des "chrétiens".

Nous continuons à pied en passant devant le GRAND MARCHE où il y a foule et en passant devant l'hôtel LES PALMIERS, nous y entrons pour déguster des boissons fraîches : bissap et tamarin dans leur jardin, au calme. Il y a même une piscine.  Nous repartons et passons devant le stade du 4 AOUT (d'une capacité de 36.000 places) et pouvons d'ailleurs y jeter un oeil = impressionnant mais encore mieux nous voyons le théâtre CITO en face où se donne une pièce le soir même. Il est 18 h et la séance est à 20 h. Nous décidons de profiter de l'occasion pour voir la pièce "L'HERITAGE" et prenons nos billets (1,5 €/pers - incroyable !). Nous attendons la séance sur des bancs puis allons au bord du stade où se trouvent des buvettes et grillades pour boire une bière et manger des bananes plantain. Il fait chaud...OUAGA---JANVIER-2014--7-.jpg

Les sièges en gradin sont de chaque côté de la scène rectangulaire, ce qui est agréable. La pièce fut intéressante : symbiose du théâtre burkinabé et suisse avec une mise en scène orginale - 6 acteurs : 3 burkinabés et 3 suisses.
 

La pièce met en scène une famille africaine et une famille suisse, et aborde avec humour et vivacité les différents thèmes évoqués : la révolution burkinabé de 1983, l’excision, le mariage mixte, la polygamie etc. Il y a bien choc de cultures, de pratiques, mais la pièce appelle à accepter l’autre dans sa différence, car en définitif il y a plus de similitudes que de différences.

 

 En fait nous sommes tout près de notre hôtel et il sera facile de rentrer à pied dans la nuit avec nos lampes de poche. Journée bien remplie...au lit...

 

Le lendemain vendredi 10, nous partons vers 10 h au village de LAONGO ZINIARE en 4X4 à 30km de OUAGADOUGOU contents de quitter la capitale pour la brousse - 1 h 30 pour faire 30km. (une journée en 4x4 avec chauffeur pour 50.000 FCFA + 10.000 FCFA d'essence, soit 90 € la journée)

 

Site naturel de LAONGO via ZINIARE (ville du Président Blaise Compaoré) : sculptures en plein air sur des rochers de granit. Les artistes du Comité national des arts plastiques ont soumis ce projet de manifestation internationale en 1988 qui fut accepté par le gouvernement et les premiers 18 artistes-sculpteurs renommés venus de 13 pays ont commencé cette aventure en 1989 (dont des artistes français) qui se perpétue tous les 3 ou 5 ans. Plus de 150 oeuvres sont à découvrir sur un parcours ouvert aux visiteurs. 

  Voir l'album LAONGO

A côté se construit un immense lotissement de logements appelé "OPERA" - nous en verrons l'école qui est en fonction. Discussion avec un instituteur et nous apercevons les enfants en classe, nombreux, assis sur leurs bancs très sages.

Projet  LE VILLAGE OPERA : une commande anmbitieuse et innovente de Diébédo Francis KERE = Francis Kéré, est un burkinabé qui est parti faire ses études d'architecture en Allemagne. Il est toujours installé à BERLIN. Il a monté son agence connu maintenant à l'international et a remporté plusieurs prix d'architecture.
Ce projet prend essence grâce au metteur en scène Christoph Schlingensief qui rêvait de produire un espace pour "réinventer l’art – pour l’art lui-même, mais aussi pour sa propre résurrection".  Cet espace doit permettre la rencontre des cultures, leur confrontation, leur mélange et être toutes sur un même pied d'égalité. Son utopie prend rapidement forme : l'idée d'un opéra en Afrique est né.

Après avoir visiter plusieurs pays en Afrique de l'Ouest, il découvre le Burkina Faso où il trouve le paysage tant recherché pour installer l'opéra. Il contacte alors Françis Kéré pour mettre en œuvre ce projet et ensemble, ils projettent ce lieu de rencontre sans précédent dans cette région de l'Afrique.

Le chantier a été inauguré en février 2010 et en Octobre 2011 l'école primaire a été inaugurée. Son nom me disait quelque chose et à mon retour, je m'aperçois que j'avais mis des cartons d'expo de côté qui concernait l'achitecture en Afrique - je les ai retrouvés et en effet en 2012 il y a eu une exposition et conférence sur son oeuvre "Bridging the Gap/Jeter un pont" au CAPC de BORDEAUX qui a duré plusieurs mois  !!  Ah, je regrette beaucoup de ne pas l'avoir vue.

 

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Nous quittons les lieux et prenons le chemin du retour dans le 4x4 et en ville, Cathy nous propose de trouver l'adresse d'un centre dont on lui a parlé qui serait créé par une femme, Mme KOUYATE et après une heure de recherche nous arrivons enfin devant le portail du centre "WANDE" - c'est une grande cour avec plusieurs bâtiments. Un jeune nous reçoit et nous dit que Mama Moussognouma KOUYATE va arriver. Elle arrive et nous fait assoir dans la cour et nous présente ses activités et le centre. C'est intéressant et voudrait nous revoir mais nous quittons la capitale le lendemain - elle nous propose de revenir le 23 janvier assister à un diner et fête musicale. Le RV est pris et nous la quittons car la nuit tombe (vers 18 h 30 en Afrique de l'Ouest).OUAGA---JANVIER-2014--128-.jpg
L’école "WAMDE" a été créée en 1988 par Moussognouma "Mama" Kouyaté Sarambé.
Elle regroupe une quarantaine d’enfants et de jeunes de 5 à 18 ans issus des différentes ethnies du Burkina Faso : mossi, peulh, gourounsi, gourmanché, samo, bambara, dogon et bobo...
"WAMDE" offre aux enfants défavorisés un lieu de vie et des activités diverses. Il les sensibilise à l’art, à l’artisanat et à leur propre culture. Wamdé c’est aussi une compagnie qui interpréte les contes, les fables, les danses et les chants traditionnels.

Mme KOUYATE : Comédienne, dramaturge et chorégraphe reconnue au Burkina Faso, diplômée de l’école Jacques Lecocq de Paris, membre de différents organismes culturels du Burkina, milite pour la promotion de la femme africaine. Mama Kouyaté a été particuliérement remarquée au festival d’Avignon dans la "Cocarde d’ébéne" et dans "Soundjata", au cinéma dans "Wendemi" de Pierre Yaméogo et au grand festival danois Image of Africa.

 

Nous rentrons au ZEM BATIK, presqu'une heure de route - li fait nuit. Après une bonne douche, nous dînons au restaurant CHEZ ANITA à côté ; bonne cuisine : carpe en sauce + toufou + bière + café (4€). Soirée sympa.

 

Vidéo de la circulation PLACE DES CINEASTES à OUAGADOUGOU

à notre retour le 24.01.2014

 

 

Le samedi 11 janvier, nous partons pour SABOU (85km SO de OUAGA) en autocar avec la cie TSR (3€/personne) - départ prévu à 9 h il partira à 10h. Beaucoup de monde dans la gare, belles tenues des femmes. Les bagages sont numérotés mais pas les places assises alors c'est un peu la bousculade - il y a aussi du ramassage en ville puis roule. Un type monte à bord et nous distribue des bonbons - il n'arrêtera pas de parler pendant 1 h 30, debout - on comprend au bout de 30mn qu'il vend des sachets de poudre de plantes pour soigner...puis du dentifrice à l'aloe-vera - voix fatiguante. Bon on arrive à SABOU vers midi.

 

Nous sommes attendus, à la descente de l'autocar au bord du "goudron", par Samuel et quelques mécaniciens qui vont transporter nos bagages sur une remorque pour aller au campement par le 6m (route de sable rouge dont la largeur est de 6m).

Beau campement, dont l'association LES AMIS DE SABOU de Salies de Béarn, créée en 1999, finance les travaux d'amélioration. Le campement "La Mare Aux Crocodiles" est très agréable, plusieurs belles cases rondes et une case double à voûte nubienne avec salle de bains, restaurant, pergola, toilettes. Voûte nubienne = constructions en terre (origine du Nil)  « sont fraîches, bien isolées, faciles à construire, composées de matériaux disponibles à portée de main et bon marché». Cette utilisation de la terre réduit aussi la consommation de bois dans des régions sahéliennes très largement déboisées.

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  SABOU---JANVIER-2014--97-.jpgSABOU - JANVIER 2014 (89)

Nous nous installons dans nos cases et après une boisson de bissap offert par le cuisinier, Albert KABORE, Directeur de l'association WEND KUNI arrive et nous souhaite la "Bonne arrivée". Nous le rejoignons dans son bureau et lui portons du courrier pour quelques membres, des vêtements et 10 costumes pour les mécaniciens transportés par Jean-François. Le tas est impressionnant. Albert remet les costumes aux deux mécaniciens qui sont là et une enveloppe qui contient de l'argent donné par le club Moto béarnais pour aider leur atelier à acheter du matériel pour former les apprentis - ils sont ravis. Albert nous informe du programme que nous aurons pendant notre séjour. La chaleur commence à se faire sentir.

Nous allons déjeuner : pintade + riz + sauce + frites et alocos. 100_3108.JPGUn peu de repos et départ avec notre guide Samuel qui se déplace en tricycle - la polyomélite l'a atteint et il ne peut donc pas marcher. C'est très émouvant car c'est un soleil à lui tout seul, toujours le sourire - nous le suivons en le poussant pour diminuer ses efforts.

SABOU - JANVIER 2014 (16)

 

Nous voilà donc en visite d'abord de la Mare aux Crocoliles sacrés et le responsable nous fait une démonstration pour faire sortir un croco auquel il donne un poulet à croquer...impressionnant. Il nous fait signe d'avancer et même de nous asseoir sur sa queue....Il y a au moins 5 crocos visibles mais très paisibles.

En effet, selon les histoires rapportées par les Anciens, il y a très longtemps de cela, l’ancêtre des habitants de Sabou, qui était un chasseur, était perdu en brousse sans aucune source d’approvisionnement en eau. Assoifé et affamé, au bord de la mort, un caiman est venu lui donner quelques gouttes d’eau provenant de sa longue queue restée humide. Ainsi sauvé, le chasseur transporta le caiman jusqu’a la mare sacrée de ce qui allait devenir Sabou et de gratitude lui jura protection. Depuis ce temps, les crocodiles sont sacrés à Sabou et ils vivent en harmonie avec la population puisque plus loin il y a même un pêcheur à pied..SABOU - JANVIER 2014 (45)

SABOU - JANVIER 2014 (47)

 

     

          

SABOU - JANVIER 2014 (34)

Nous continuons la piste vers le Baobab sacré puis vers les granits sacrés (lieu de refuge de villageois pourchasés).  

Retour à pied au campement fatigués. Douche et diner de spaghettis arrosées de bière BRAKINA. Cathy prend sa guitare et anime la soirée accompagnée de Moktar et sa kora. Ambiance, chants, danse. Quelques personnes logées au campement viennent se joindre à nous. Soirée très sympathique.

Dimanche 12 janvier : Petit déjeuner à 7 h - très agréable.  Nous devons saluer le Naba, royauté de SABOU et prévoyons des noix de kola en offrande signe de bienvenue aux invités. La noix de kola est utilisée notamment pour ses propriétés stimulantes mais possède aussi des propriétés antidépressives. Elle est réputée faciliter la digestion et avoir des propriétés aphrodisiaques - nous nous y randons en vélo. Il n'est pas là et voulons assister à la messe de 9 h. "Nous multiplions nos pas" pour arriver à l'heure = très grande église pleine à craquer. SABOU - JANVIER 2014 (113)Chants rythmés par des femmes aux diverses tenues magnifiques placées aux premiers rangs. Un prête officie en langue Moré avec sermons à l'appui qui occasionnent des rires, et même un prêtre européen est présent. Un service d'ordre des fidèles fait taire les chuchotements. La messe dure une heure. A l'extérieur, un immense parking improvisé de vélos. Nous sortons après la communion et continuons nos visites. Nous rentrons dans le bâtiment de l'association WEND KUNI (qui s'occupe d'enfants handicapés) et correspondant de l'association béarnaise. Au bureau on nous explique les activités du centre : tissage, couture et la fabrication de la spiruline dont nous voyons les bassins - il y en a trois financés par les béarnais. Les souches viennent de KOUDOUGOU, ville à 25km de SABOU par la piste (une route goudronnée se termine). Elle est reuillie tous les jours et séchée et peut être utilisée en poudre. SABOU---JANVIER-2014--128-.jpgLe produit de la vente rentre dans les caisses de l'association qui paie le salarié et aide les enfants handicaptés.

La spiruline est une variété d'algue bleue/vert que l'on trouve en Afrique et au Mexique, à très forte teneur en protéines. La production de spiruline permet aux populations d’accéder à un traitement local et durable de la malnutrition.

  • 1 m² de bassin => production de 6 g par jour => 2 kg de spiruline sèche par an.
  • Le traitement d’un enfant malnutri dure 6 à 8 semaines à raison de 2 g de spiruline par jour => 100 g de spiruline sèche

Nous repassons voir le Naba et trois anciens arrivent. Nous faisons les présentations et offrons la kola. Ils ne parlent pas français mais on nous traduit les quelques mots de remerciements et de bienvenu. Nous rentrons au campement déjeuner : pintade + riz + sauce. Repos à l'ombre et Samuel vient nou schercher à 16 h pour aller au marché : immense avec ses stands et paillotes tressées. Achat de karité. Beaucoup de couleurs. Samuel nous emmène visiter une fabrique de "dolo" bière artisanale chez l'habitant = fours en terrre.SABOU---JANVIER-2014--152-.jpg
Le Dolo est une boisson fermenté à base de mil très populaire.  Les dolotières sont les femmes qui fabriquent le Dolo, procéssus long et qui demande une bonne connaissance de cette boisson pour obtenir un produit de qualité. On boit le dolo dans une calebasse et est offerte en signe de bienvenue = gout amer.

Passage chez SAMUEL : case partagée en deux pièces car une dame l'aide à faire sa cuisine et lessive et habite donc sur place - il a sa petite pièce de 8 m2, sans eau (un puits assez loin), sans électricité. Jean-François, bâtisseur, ému a envie de lui construire une 2ème pièce lors d'un prochain voyage. Sur le chemin du retour nous passons dans la cour de Rodolphe et son épouse. Il a un bébé de un an et son ami béarnais lui a fait un cadeau pour son bébé. La nuit tombe nous rentrons avec nos vélos, pas facile. Douche au campement et diner de couscous + papay et au lit - fourbus.

 

Lundi 13 janvier : Après le petit déjeuner départ en vélo et Cathy en moto avec Albert visiter les différentes réalisations financées par LES AMIS DE SABOU - nous allons d'abord à la maternité où Cathy remet les SABOU---JANVIER-2014--196-.jpgvêtements pour enfants aux 3 mamans qui sont présentes et qui ont accouché il y a quelques jours. La salle d'accouchement est dotée, grâce à l'association béarnaise, de deux tables d'accouchement (auparavant il y avait des tables en métal).

 

Nous allons à l'école des CP/CM :

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les enfants chantent d'abord l'hymne nationale et ensuite la chanson "A la volette". Ils sont très disciplinés et la rencontre est chaleureuse. 

Retour au campement pour le déjeuner de spagettis et aloco ( bananes plantains frites) = on ne s'en lasse pas. Après le repas Albert nous emmène, toujours en vélo, prendre un pot avec les mécaniciens qui veulent nous remercier SABOU---JANVIER-2014--136-.jpgpour les bleus de travail apportés. Nous essayons de dialoguer - ils ne parlent pas tous français mais sont très sympathiques. Nous continuons notre route et allons assez loin voir les jardins de maraichage. Le responsable est présent ainsi que des femmes qui y travaillent. On nous explique qu'il n'y a pas encore assez d'eau malgré les 8 puits qui ont été construits car un barrage détourne l'eau. Cathy remet des semences bio apportées de MONTPELLIER. Nous sommes remerciés.

Nous partons maintenant à la grande école où il y a beaucoup de classe CM (en général 50 enfants par classe). L'épouse d'Albert, Germaine, y est institutrice. Nous la rencontrons et les enfant sortent pour former un cercle car Cahty va les faire chanter...et nous ferons une distribution de bonbons dans le calme et qui se termine en bousculade...les enfants sont adorables.

 

 

La journée se termine, il fait presque nuit. Sur le retour, Germaine, nous invite au maquis (bar traditionnel) pour une dernière bière car c'est notre dernier jour - nous quittons SABOU demain matin. Nous embrassons Germaine qui nous quitte et s'en va sur son scooter. Retour au campement, douche et diner de frites, alocos, oranges et papaye. Nous transférons nos photos sur l'ordinateur d'ALBERT et lui disons AU REVOIR en le remerciant de son accueil amical et son efficacité. Nous le verrons sans doute en FRANCE, à SALIES DE BEARN.

Dernière bière avec la troupe de théâtre et coucher à 23 h.

 

VOIR ALBUM SABOUcliquez ci-dessous

 

SABOU---JANVIER-2014--263--copie.jpg 

 

mardi 14 janvier : Lever 6 h 45 pour faire nos valises car nous partons à BOBODIOULASSO. Au petit déjeuner nous réglons nos factures au campement en remerciant le cuisinier et à notre guide SAMUEL que nous n'oublierons pas. Albert vient nous dire au revoir et c'est avec émotion que nous le remercions encore une fois pour son accueil. Les mécaniciens viennent nous aider et nous prennent chacun sur leurs motos, tandis que nos bagages sont amenés avec une remorque jusqu'au goudron pour prendre l'autocar de la Cie STAF (pas la meilleure...) à 9 h (6€ par pers). Beaucoup de monde déjà dans l'autocar donc nous allons au fond dans la chaleur en enjambant les paquets. Nous arriverons, après une panne, à 14 h avec 2 h de retard. Un taxi nous attend avec un guide qui nous rejoindra à l'Auberge de STEPHANE. 

 

Les AMIS DE SABOU de Salies de Béarn, partent tous les ans en mission depuis 1999 - voici un blog qui raconte la mission de 2009